Anesthésiques généraux (Effets indésirables)

Les anesthésiques généraux peuvent provoquer des effets indésirables tels que des nausées et des vomissements. Le gène DRD2 est impliqué dans cette réponse, de sorte que la présence de certains polymorphismes peut déterminer le risque de ces effets.

Les nausées et vomissements post-opératoires sont une complication post-opératoire fréquente dans un environnement chirurgical et anesthésique, affectant 25 à 30% des patients à faible risque et jusqu'à 70 à 80% des patients à haut risque. Outre l'inconfort qu'ils génèrent chez les patients, ils déterminent une plus grande morbidité post-opératoire du fait des altérations hydroélectrolytiques et du risque d'aspiration bronchique. De même, le phénomène de Valsalva augmente la tension sur la ligne de sutures, favorisant la formation d'hématomes et la déhiscence.

D'autre part, l'augmentation générée par les coûts des soins de santé est également importante puisque 76 à 78% des patients ambulatoires considèrent les nausées et les vomissements, respectivement, comme un facteur post-opératoire important à éliminer.

Peu d'études montrent l'association de facteurs de risque distincts des épisodes de nausées et de vomissements postopératoires ; toutefois, parmi les plus cités figurent le sexe, le fait d'être fumeur, la cinétose (mal des transports), le type et la durée de l'intervention chirurgicale, les médicaments anesthésiques utilisés et le traitement de la douleur pré et postopératoire.

Aspects anatomiques et physiologiques et définitions :

Bien qu'ils soient souvent présents en même temps, les nausées, les haut-le-cœur et les vomissements ne sont pas synonymes :

  • Nausées : sensation subjective, sensation désagréable, en forme de vague, ressentie au fond de la gorge et/ou dans l'épigastre, pouvant aboutir à des vomissements.
  • Dépit : contraction rythmique des muscles respiratoires, y compris le diaphragme et les muscles abdominaux, sans expulsion du contenu gastrique.
  • Vomissement : expulsion forcée du contenu gastrique par la bouche.

L'acte de vomissement est contrôlé par le centre vomisseur du cerveau situé dans la formation réticulaire de la moelle épinière ; ce centre reçoit les stimuli afférents des centres corticaux supérieurs, des nerfs optique, olfactif, vagal et glossopharyngien ainsi que des structures somatiques, du tractus gastro-intestinal, du médiastin, des testicules, du pharynx et du cœur. Les impulsions efférentes du centre du vomissement sont transmises aux muscles abdominaux par les nerfs vagal, phrénique et rachidien.

La zone chimioréceptrice richement vascularisée, située dans l'aire postrema, est une autre source importante de stimuli afférents qui ont traversé la barrière hémato-encéphalique, ce qui la rend vulnérable à l'activation par une stimulation chimique directe par le liquide céphalo-rachidien ou le sang.

Le processus de vomissement commence par une profonde inspiration, des mouvements anti-péristaltiques et une salivation accrue. La glotte se ferme pour protéger les voies respiratoires et le sphincter gastro-œsophagien se relâche, les muscles du thorax et de la paroi abdominale se contractent, le diaphragme descend, ce qui augmente la pression intra-abdominale et le contenu gastrique est expulsé vers l'œsophage et sort par la bouche.

On reconnaît actuellement plus de 40 neurotransmetteurs impliqués dans l'acte de vomir. Les structures centrales impliquées dans ce processus sont riches en récepteurs dopaminergiques, histaminergiques, sérotoninergiques, muscariniques et opiacés que les médicaments antiémétiques vont inhiber.

Gènes analysés

ANKK1

Bibliographie

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